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L'olivier

Symbole de paix, de sagesse et d’éternité, généreux présent des Dieux, l’olivier est un arbre d’exception qui opère une véritable fascination. Sa silhouette noueuse d’une noble beauté évoque le soleil, la chaleur et le chant des cigales. Son feuillage gris vert persistant en fait toute l’année l’un des plus beaux arbres. Sans oublier ses fruits à cueillir, si vous habitez au Sud de la Loire et savez faire preuve de patience. Il connaît aujourd'hui un succès sans précédent, au point même de susciter des pratiques condamnables, comme l'arrachage de sujets plusieurs fois centenaires dans le sud de l'Espagne, en vue d'une commercialisation plus au nord de l'Europe ! On soutient volontiers qu'il est possible de l’acclimater un peu partout en France, dans les jardins ou sur les balcons. Faites-vous une idée un peu plus précise avant de concrétiser cet achat...

 

Symbolique

 

L’olivier (olea europea) doit sa symbolique à une puissance de végétation exceptionnelle. Cet arbre à feuilles persistantes possède une longévité hors du commun. Malgré le feu ou le gel, même si son tronc est détruit, l’olivier repousse inlassablement, fidèle à la vie, tourné vers la lumière. Les oliviers vivent de nombreux siècles et la beauté sereine des sujets matures, leur magnifique tronc noueux soulignent cette impression de force et de sagesse qui nous touche tant.

Une forte présence

 

De croissance lente, l’olivier s’installe pour de longues années. Il apporte au lieu qu’il habite une présence incomparable. Le tronc de l'olivier est gris noir, strié, souvent noueux et crevassé. C’est un des atouts ornementaux de cet arbre lorsqu’il prend un aspect torturé qui s’accroît avec l’âge. Son feuillage persistant aux reflets argentés compose un décor permanent. D’avril à juin selon les régions et les variétés, les fleurs blanches éclosent par centaines, portées en grappes sur les branches. La nouaison, qui marque la formation de l’olive, commencera en juin. Le fruit est d’abord vert tendre, puis il grossit et change de couleur, devenant violet, puis noir.

Au soleil !

 

Soyons honnête, au nord de la Loire, votre olivier ne produira guère d’olive. Il sera en revanche un magnifique arbre d’ornement, hors du commun, transformant de sa seule présence le jardin ou la terrasse qui l’abrite. Si les hivers sont assez doux, vous pouvez le cultiver en pleine terre, dans un lieu protégé de votre jardin, car il supporte les températures jusqu’à –10°C. Dans les régions aux hivers plus rudes, il faudra le cultiver en bac, afin de le rentrer durant l’hiver, dans une pièce sèche, fraîche et lumineuse. Sachez que l’olivier a une aptitude remarquable à la transplantation et à la culture en bac. Vous pouvez ainsi le déplacer à volonté, même adulte. La manutention d’un sujet centenaire mérite cependant l’expertise d’un professionnel.

L’olivier est surtout beau tout seul en isolé, mais il sera aussi remarquable en compagnie de lavandes et de romarins dont les nuances de feuillage composent un joli camaïeu et soulignent l’ambiance de soleil que vous avez choisie pour votre décor.

 

Faire sa propre huile d'olive ?

 

En région méditerranéenne, vous pouvez espérer produire votre huile personnelle ! Il vous faudra être patient, car un olivier ne produit guère avant sa 12e année (au mieux sa 5e année, dans les meilleures conditions de climat et de soins). Un arbre produit en moyenne, de 15 à 50 kg d'olives. Comme il faut de 5 à 6 kilos d'olives pour fabriquer un litre d'huile, chaque arbre permet, d'obtenir de 3 à 10 l d'huile d'olive, selon les variétés. S’il n’est pas taillé, l’olivier ne fructifie qu'une année sur deux.

Sur un balcon ?

 

L’olivier s’adapte plutôt facilement à la culture en bac s’il bénéficie d’une exposition ensoleillée et à l’abri des vents. Prévoyez un bon drainage et laissez la terre se dessécher entre deux arrosages. Choisissez une belle poterie de terre cuite et complétez la scène avec quelques pieds de lavande.

Clefs du succès

Il aime

 

Le soleil, la chaleur (une exposition sud), les sols secs et bien drainés, une longue période estivale.

Il craint

 

L’humidité, l’olivier étant un arbre très résistant à la sécheresse, il nécessite des arrosages modérés. Évitez aussi les expositions aux vents très forts.

Plantation

 

En règle générale, l'olivier se plante au printemps (entre la mi-mars et la mi-juin) dans la zone oléicole française, à l'exception de la Corse et du Roussillon où il est possible de planter dès l’automne. Soyez prudent, les plants supportent très mal des températures inférieures à - 6°C durant les premiers mois suivant la mise en place.
Les pépiniéristes proposent toujours les plants d'oliviers dans des pots (ou conteneurs) en plastique. Conservez la motte intacte. Mais démêlez les racines qui ont commencé à former un chignon dans le pot. Il ne faut pas étêter les plants.
Le jeune olivier est enterré d'environ 5 cm par rapport à la à la surface de la motte. Installez un tuteur de 2 m à 2,5 m de haut et de 5 à 8 cm de diamètre dont le matériau est capable de résister au moins 3 à 4 ans aux intempéries (châtaignier). Enfoncez-le d'au moins 60 cm dans le sol. Prévoyez une cuvette de 50 cm de diamètre environ autour du plant. Remplissez la cuvette d'eau (10 à 20 l par plant) afin de bien tasser la terre autour des racines. Pour terminer, attachez l’olivier à son tuteur, mais sans le serrer.

Distance de plantation : de 6 à 8 m en tous sens. Il est bon de ne pas trop serrer les oliviers ce qui favorise une bonne production et réduit les risques de maladies.

Sol

 

Léger, bien drainé, même pauvre et calcaire. Il faut éviter les terrains humides dans lesquels l'eau circule très lentement. Les sols filtrants comportant des graviers ou des cailloux seront préférés aux terres trop argileuses et asphyxiantes. L'olivier n'est pas très sensible aux variations de pH (acidité/alcalinité) du sol. Dans les sols franchement acides ou basiques, il faut privilégier les variétés traditionnelles locales. Par exemple ‘Olivière’ dans les sols acides du Roussillon, ‘Aglandau’ dans les sols très basiques de la vallée de la Durance, etc.

En bac

 

Prévoyez un bon drainage au fond du contenant. Arrosez seulement quand la terre est sèche. Rempotez tous les 2 ou 3 ans, juste avant l’éclosion des feuilles. Taillez environ un tiers des racines.

Exposition

 

Chaude et ensoleillée.

L’olivier résiste au gel jusqu’à -15 °C environ, à condition de bénéficier d’un hiver sec.

Il a besoin d’un été chaud et long pour mener à bien sa fructification.

Évitez les zones aux risques de gel élevés : bas-fonds, bord de rivière, altitude supérieure à 300 m.

Les meilleurs lieux de culture se situent sur les pentes orientées au sud des coteaux.

Climat

 

L’idéal est la zone climatique de type méditerranéen. L'olivier est susceptible de réussir ailleurs, à condition qu'il soit planté à l'écart des grands froids. Pour la production, ne rien attendre en dehors de sa zone naturelle de culture...

Résistance au froid

 

De – 6 °C à -10 °C pour les jeunes arbres au tronc de moins de 10 cm de diamètre. De – 12 °C à – 20 °C pour les oliviers adultes à l’écorce épaisse. La résistance au froid dépend de l’exposition et surtout du sol, une meilleure tenue étant observée dans les zones pas trop ventées et les terres sèches.

Taille

L'olivier est un arbre qui nécessite une taille annuelle. Il faut discerner les tailles favorisant la production de fruits et la taille purement esthétique. La taille esthétique a pour but de former un tronc unique en éliminant les branches. Elle sera effectuée en fin d’hiver (entre le gel et la floraison) et tendra à former une couronne évasée qui exposera toutes les feuilles à la lumière.

Attention aux lapins !

 

Après la plantation, prévoyez une protection contre les lapins. En effet, dans ses 3 à 5 premières années, l'olivier est très prisé de ces rongeurs qui dévorent l'écorce jusqu'au bois, ce qui entraîne l'arrêt de la circulation de la sève, provoquant le dessèchement de la partie supérieure de l’arbre. La mise en place d'un grillage, d'un filet ou d'un manchon de plastique autour du jeune olivier le protégera efficacement.

 

Maladies de l'olivier

L'olivier est un arbre résistant : la meilleure preuve en est son exceptionnelle longévité. Olea europa est cependant sujet à quelques maladies, la plupart du temps non mortelles. A une exception près, toutes se traitent facilement ou sont sans gravité.

 

Le pourridié

 

Le pourridié est une maladie mortelle pour l'olivier comme pour de nombreux arbres : elle est redoutée dans les vergers. Elle est due à un champignon, l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea ou Clitocybe mellea), dont le mycélium s'installe entre l'écorce et le bois des racines et du collet de l'arbre, entraînant la décomposition du bois. L'organe reproducteur du champignon apparaît à l'automne, à la base du tronc, et signe l'arrêt de mort de l'arbre atteint : le traitement du pourridié est en effet difficile et généralement inefficace. La prévention consiste à alléger les sols lourds et humides, à éviter les excès d'eau ainsi que les apports de fumier non décomposé ou de débris végétaux ligneux.

La verticilliose

 

La verticilliose est, après le pourridié, l'une des maladies les plus graves de l'olivier. Elle est  causée par un champignon présent dans le sol, Verticillium dahliae, qui affecte d'abord les racines puis le système vasculaire de l'arbre, et cause des dommages dans les parties aériennes. Selon l'ampleur de l'atteinte, la verticilliose se manifeste par le dessèchement brutal d'un ou plusieurs rameaux ou de branches plus grosses, parfois même de l'arbre entier. Les feuilles prennent une teinte grise puis brune, et le bois se colore de brun-rouge. Il n'existe actuellement aucun traitement curatif.

La fumagine

 

L'olivier est, comme de très nombreuses plantes, sensible à la fumagine. Cette maladie sans gravité se manifeste par un dépôt noir qui se forme sur les feuilles, semblable à de la suie. Il est dû à un champignon qui se développe souvent sur le miellat (substance collante et incolore) sécrété par les pucerons ou encore par certaines cochenilles. La bonne nouvelle, c'est que les tissus foliaires ne sont pas lésés : si l'on nettoie le dépôt, on découvre que la feuille est restée intacte. La mauvaise nouvelle, c'est que la fumagine étouffe les feuilles et nuit à la photosynthèse : un arbre très atteint peut s'affaiblir. La prévention consiste en une pulvérisation de bouillie bordelaise au début du printemps, ainsi qu'à une surveillance des attaques de parasites susceptibles de produire du miellat. Le traitement est simple, mais rébarbatif : si l'on souhaite se débarrasser de la fumagine, il faut nettoyer soigneusement les feuilles à la main, une à une (envisageable seulement sur les jeunes arbres !). 

Le cycloconium ou "œil de paon"

 

Cette maladie est due à un champignon, Cyclonium oleaginum, qui attaque les feuilles de l'arbre ainsi que les fruits. Des taches circulaires, jaunes ou brunes, marquées de cercles concentriques, sont caractéristiques et ont valu à cette maladie cryptogamique le nom "d'œil de paon". A terme, elle entraîne la chute des feuilles atteintes, ce qui affaiblit l'olivier et n'est guère esthétique, et la qualité des olives récoltées (pour les arbres cultivés pour leurs fruits) peut être médiocre. Le traitement et la prévention du cycloconium consistent en une application de bouillie bordelaise.

Le chancre de l'olivier

 

Le chancre de l'olivier est la plupart du temps d'origine bactérienne. Il cause des bourrelets comparables à des verrues sur le bois. Les bactéries s'installent généralement à l'occasion d'une plaie de l'écorce de la branche ou du rameau (gel, grêle...). Cette maladie n'est pas mortelle mais on le lui connaît aucun traitement : la seule manière de se débarrasser d'un chancre est souvent de couper la branche, ou, s'il s'agit d'une branche charpentière, de tenter un curetage de la partie lésée.

 

Les parasites de l'olivier

L'olivier peut être attaqué par de nombreux parasites, essentiellement des insectes, contre lesquels des traitements naturels existent. En voici quelques-uns parmi les plus courants ou les plus redoutés en France.

 

Mouche de l'olive

 

Mouche de l'olive

Bactrocera oleae, ou Dacus oleae, est l'un des insectes parasites les plus redoutés dans les oliveraies. La mouche de l'olive menace essentiellement les récoltes, mais ne met pas en danger la santé de l'arbre : elle pond ses œufs dans les olives, qui prennent une coloration rougeâtre à violacée, et tombent souvent prématurément. Les olives piquées parvenant à maturité sont cependant inutilisables (ni pour la fabrication d'huile, à laquelle elles donnent un goût désagréable, ni pour la mise en conserve des olives).

Pour lutter contre la mouche de l'olive, on utilise souvent des pièges colorés ou des pièges à phéromones.

Thrips de l'olivier

 

Le thrips de l'olivier, Liothrips oleae, est un minuscule insecte de 2,5mm de long, noir et brillant, dont l’adulte et la larve piquent les feuilles, parfois aussi les olives, afin de se nourrir de sève. Les feuilles piquées sont déformées, et les olives atteintes se nécrosent.

Les dégâts sont généralement minimes, et un traitement n'est la plupart du temps pas nécessaire (de toute manière, il est bien difficile de se débarrasser de ce parasite).

Cochenille noire de l'olivier

 

 

Cochenilles femelles adultes sur olivier

Cette grosse cochenille (Saissetia oleae) se reconnaît aisément à la couleur brune à noire de sa carapace sur laquelle un H est dessiné en relief, et à sa forme (très convexe, longue de 2 à 4 mm pour une largeur de 1 à 4 mm). Elle se fixe sur les feuilles et les jeunes tiges et suce la sève de l'arbre, qu'elle peut ainsi affaiblir. Ses attaques s'accompagnent souvent de fumagine.

La prévention repose sur la limitation des apports d'engrais azotés ainsi que des arrosages. En curatif, les pulvérisations d'insecticides sont inefficaces, la cochenille étant protégée par sa carapace. En revanche, la lutte biologique donne de bons résultats : elle peut faire intervenir Scutellista cyanea (dont la larve parasite les œufs de cochenille) ou Metaphycus bartletti (qui parasite les adultes), ou encore certaines coccinelles. Pour les petits sujets en pots, on peut envisager de retirer les cochenilles à la main.

Neiroun

 

Le neiroun, Phloeotribus scarabaeiodes, également appelé scolyte de l'olivier, est un petit coléoptère gris-noir xylophage. Au printemps et en été, les adultes pratiquent des morsures d'alimentation à la base des grappes fructifères et des jeunes rameaux, qui sèchent et tombent. Ils creusent également des cavités au point de départ des petites branches afin de pondre leurs oeufs : les orifices de ponte sont repérables aux petit tas de sciure présents à l'aisselle des rameaux. Les larves se nourrissent du bois et creusent des galeries dans les branches. En novembre, les adultes forment des galeries d'hivernage dans le bois de l'arbre. Il semblerait que le neiroun prolifère essentiellement sur les arbres affaiblis : les arbres vigoureux connaissent seulement des dégâts limités (récolte compromise, bourgeons axillaires détruits), tandis que les arbres déjà affaiblis peuvent voir certaines de leurs branches détruites par les galeries des larves, quand ce n'est pas l'arbre entier qui meure.

La lutte est simple : il faut surveiller l'arbre, et couper et brûler les branches sèches ou qui donnent des signes de faiblesse.

Teigne de l'olivier

 

 

Mines larvaires de teigne sur feuilles d'olivier

La teigne de l'olivier (Prays oleae) est un petit papillon gris taché de noir dont les chenilles, qui sont de petite taille (7 mm à leur stade le plus développé) et de couleur vert clair avec des tons bruns, causent des dégâts plus ou moins importants aux récoltes. Au cours du cycle de vie, 3 générations de chenilles se succèdent : les chenilles de première génération se nourrissent des boutons floraux au printemps, puis la 2e génération, en été, endommage les olives elles-mêmes, enfin, la 3e génération de chenilles est mineuse et creuse des galeries dans l'épaisseur des feuilles en hiver. Toutes ces chenilles tissent des cocons dans des feuilles repliées avant de se transformer en papillon adulte.

On considère qu'il n'est nécessaire de traiter que si le taux de feuilles minées dépasse 10% en fin d'hiver. Un traitement biologique fait intervenir une bactérie, Bacillus thuringiensis, et doit être pulvérisé sur les fleurs en tout début de floraison.

Pyrale de l'olivier

 

Pyrale de l'olivier

Palpita unionalis est un petit papillon blanchâtre, on l'appelle également pyrale du jasmin ou pyrale de l'olivier. Il pond au printemps, les chenilles sont d'abord jaunes, puis vertes, et elles mesurent jusqu'à 2cm de longueur. Elles se nourrissent des jeunes pousses et des olives en formation.

Les dégâts sont généralement limités, car les chenilles sont, dans des conditions normales de culture, peu nombreuses. Si nécessaire (notamment chez les sujets jeunes, dont la formation peut être gênée), on peut traiter avec Bacillus thuringiensis (Bt sérotype 3).

 

LA TAILLE DE L’OLIVIER

Vous vous demandez comment tailler un olivier :

 

La taille de l’olivier est simple. 
Nous distinguerons ici quatre types de taille.
La taille de l'olivier est nécessaire pour favoriser sa fructification mais aussi pour éviter la propagation des parasites.

On peut pratiquer une taille d'entretien tous les ans et une taille de fructification tous les 2 ou 3 ans.

TAILLE  ESTHETIQUE

Si la fructification de votre olivier vous importe peu, pratiquez une taille purement esthétique. Dans le milieu agricole on dit  que « la nature aime ce qui plait à l'œil » et que « un arbre beau est un arbre bien taillé ».Pratiquez donc la taille de l’olivier vers février-mars après les grands froids et avant l’apparition des premières fleurs. La fleur de l’olivier est très petite de couleur blanche et apparaît vers mai-juin selon les variétés.
Supprimez les rejets qui ont poussé au pied de votre olivier,  tailler les branches qui tombent vers le sol. Evidez le cœur de l’arbre, tailler les branches qui poussent à l'intérieur en conservant les branches maîtresses (charpente) ce qui favorisera la circulation de l’air, donc sa pollinisation et sa fructification.
On dit en Provence que « le petit oiseau doit le traverser sans le frôler des ailes ».

La taille de l'olivier en boule :

La taille de l'olivier en boule est à proscrire. L'olivier ne se prête en aucun cas à l'art topiaire. Que votre olivier soit en pot ou en terre, il doit ressembler à un olivier et non à un buis taillé en boule. Si vous tailler l'olivier de cette façon, il sera mal ventilé, la cochenille s'y développera facilement, sa fructification sera amoindrie car le pollen aura du mal à se disperser sur les fleurs, le pollen sera alourdi par l'humidité,  vous aurez peu de chance d'y voir de jolies olives. Lorsque vous tailler un olivier, qu'il soit destiné à la fructification ou à la décoration, qu'il s'agisse d'un olivier en pot ou en terre dans votre jardin, il faut dans tous les cas évider le centre de l'olivier et pratiquer la taille suivante :

TAILLE DE FORMATION ou TAILLE EN GOBELET :

La taille de formation est importante.

C’est la réussite de cette première taille qui conditionnera la forme de votre arbre.


 Sur le jeune plant, pratiquez la taille de l’olivier en supprimant tous les ans les pousses le long du rameau central afin de former le tronc. Conservez toutes les branches de tête qui serviront à former la charpente. Lorsque le tronc mesure plus d’un mètre, commencez à tailler votre olivier en donnant une forme à la charpente. Pour cela laissez partir quelques branches sur la tête de l’olivier et coupez le rameau central afin de former un gobelet. Fichez-lui la paix deux ou trois ans et pratiquez ensuite une taille de fructification. Pour bien former votre olivier dès le départ il convient donc de pratiquer « la taille en gobelet » dès sa troisième ou quatrième année.

La taille en gobelet ou "taille du midi de la France" est la meilleur manière de tailler un olivier :

C'est la seule taille qui permet une bonne aération en évitant la propagation des maladies. Cette façon de tailler  un olivier est aussi celle qui permet une meilleure fructification, car les pollens sont légers, se dispersent bien sur les fleurs, la fécondation des fleurs est améliorée et vous aurez plus de chance de voir de jolies olives.

Cette taille peut être pratiqué pour la première fois lorsque l'arbre est âgé de 4 ans, mais également à n'importe quel âge supérieur si cela n'a jamais été fait.

ETAPES DE LA TAILLE DE L'OLIVIER : 

 

 

 

Taille de Formation du Tronc
Supprimez les rejets au pied, les rameaux le long du tronc de l'olivier et les branches tombants vers le sol. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taille de Formation de la Charpente ou Taille en gobelet
Coupez le rameau central en laissant 4 à 5 branches

 

 

 

 

 

 TAILLE DE FRUCTIFICATION :

Si vous désirez  favoriser la fructification de votre olivier, pratiquez le même type de taille (taille en gobelet).

En supprimant tous les ans les rejets et les rameaux ayant poussé sur le tronc ainsi que les branches qui tombent vers le sol. MAIS ATTENTION, nous avons vu que ce sont les courants d’air qui transportent le pollen de fleur en fleur, il convient donc de ne pas pratiquer de taille sévère, mais des tailles douces car plus vous tailler l'olivier, plus vous supprimez des fleurs, moins il se pollenisera et donc moins vous aurez d'olives. Une fois la charpente formée, il est conseillé de procéder à la taille de votre olivier seulement TOUS LES  DEUX ou TROIS ANS afin qu’il ait toujours une floraison abondante car l’olivier ne fleurit que sur les bois de 2 ans. La taille de fructification consiste donc à éliminer les rameaux ayant porté des fruits tout en conservant de jeunes pousses qui fructifieront l’année suivante. Il convient également de pratiquer la taille afin de limiter le développement de votre olivier en hauteur et en largeur car plus les branches sont proches du tronc, meilleures est la récolte. Au fil des ans, il convient donc de tailler le bout des branches et de laisser repartir des rameaux situés à l’intérieur.

TAILLE DE REGENERATION OU RECEPAGE

Cette taille doit être pratiquée se pour régénérer un arbre dont le tronc risque de rompre, ou dont la charpente et le tronc aurait gelé.

Cette taille doit se pratiquer  sur les conseils d’un spécialiste. 

Elle consiste à éliminer l’arbre à la base en laissant repousser un ou plusieurs rejets.
Grâce à cette taille 5 Millions d’oliviers furent sauvés après le gel du 2 Février 1956 au cours duquel les températures descendirent jusqu’à moins 15 degrés avec des pics de moins 20 pendant plus de 2O jours et durant lequel 1 millions d’oliviers périrent dans le Sud de la France.

LA FRUCTIFICATION  DE L’OLIVIER

Qu'est-ce que la pollinisation ?
     
L’olivier est un arbre fruitier.

C’est la fleur de l’arbre qui se transforme en fruit par échange du pollen entre les organes femelles (pistil) et les organes mâles (étamines).
C’est ce que l’on appelle la POLLINISATION.
Pour la plupart des arbres fruitiers, ce sont les abeilles et les insectes qui, en butinant le pollen et en se déplaçant de fleur en fleur, permettent cet échange. On dit que ces arbres sont mellifères, c’est-à-dire que les abeilles en récoltent le pollen pour produire leur miel.
L’olivier fleurit de mai à juin selon les variétés.
Sa fleur et blanche.

Comment se pollinise l'olivier ?

 

La nature fait des exceptions....
En effet, l’Olivier n’est pas mellifère. Donc en théorie il ne produirait pas de fruit, car s’il n’est pas butiné par les insectes, sa pollinisation serait rendue impossible.
Ce sont les vents et les courants d'air qui vont permettrent au pollen d'être échangé entre les fleurs. L'olivier pourra ainsi faire des olives.

Qu’Est-ce qu'un olivier auto fertile ou auto compatible ?

Pour que la fructification soit possible, l’Olivier a une deuxième particularité.

Certaines variétés d’Oliviers sont AUTOFERTILES. C’est-à-dire qu’il suffit à l’arbre que son propre pollen se disperse sur ses propres fleurs. Un seul olivier d’une telle variété suffit donc pour produire des olives. Nous connaissons une dizaine de variétés d’oliviers auto fertiles.

Les variétés d'oliviers auto fertiles : 

 Sur ces dix variétés, 3 seulement sont reconnues Auto fertiles par l’INRA de Montpellier (Institut National de la Recherche Agronomique). Ces variétés sont Bouteillan, Salonenque et Verdale. Les autres sont reconnues Auto fertiles par une Majorité de Pépiniéristes et Oléiculteurs sur la base de leur expérience professionnelle. Toutefois en 2012, nous ne sommes qu’au début de la recherche scientifique sur l’Olivier qui n’a débuté qu’en 1997.

Comment polliniser une variété non auto fertile ?

Mais, les variétés sont nombreuses, et certaines ne sont pas auto fertiles. Pour produire des fruits ces variétés d’oliviers ont besoin du pollen d’une autre variété d’oliviers.
Si vous désirez planter des arbres de ces variétés-là, il vous faudra donc planter plusieurs arbres de variétés différentes. Sauf s’il y a d’autres oliviers pollinisateurs à proximité ou dans la région. Rappelons que les vents peuvent ramener du pollen de très loin, environ 300 mètres.
Il faut savoir que chaque variété non auto fertile possède sa propre variété d’oliviers dit Pollinisateurs. Par exemple la variété pollinisatrice de la Tanche est le Cayon. Pour ne pas faire d’erreur, consultez le tableau des variétés d’oliviers. Pour obtenir une bonne fructification, il faut planter 5 à 15 % d’oliviers pollinisateurs.

Le greffage de l'olivier : 

Les anciens greffaient sur un arbre non auto fertile une branche d’une variété pollinisatrice. On peut encore aujourd’hui procéder ainsi, et il n’est pas rare de trouver dans certains vieux vergers des Oliviers possédant deux variétés différentes sur le même arbre.

Les études scientifiques sur l'olivier :

Nous venons de voir que les recherches scientifiques sur l’Olivier n’ont débuté à l’Institut National de la Recherche Agronomique qu’en 1997.
Nous savons que les Etudes Scientifiques, afin d’être précises demandent beaucoup de temps aux chercheurs. 
C’est pourquoi vous ne trouverez aucune précision sur la pollinisation d’une majorité de variétés. 
On comprend tout de même que si elles sont cultivées dans certaines régions de France, c’est qu’elles fructifient bel et bien, mais par quel moyen, sont-elles auto fertiles ou non auto fertiles, il faut le dire, nous n’en savons rien.

En 2O12, l’olivier n’a toujours pas livré tous les mystères de sa fructification.

LA FLEUR DE L’OLIVIER

La fleur de l’olivier se compose de 4 sépales, 4 pétales, 2 étamines, 1 pistil.

Le pistil est constitué d’ 1 stigmate, d’ 1 style et d’un ovaire à 2 ovules.

 

 

 

 

 

 

LA FECONDATION DE L’OLIVIER

Le pollen libéré par les étamines atteint le stigmate de la fleur et descend dans le style jusqu’à l’ovaire qui contient les ovules.

Les tissus de l’ovaire vont former la chair de l’olive, le deuxième ovule devient le noyau.

        Voilà, vous savez tout, enfin ce que la nature a bien voulu nous livrer sur la sexualité de l’olivier.